JEUX et DIVERTISSEMENTS |
La télé n’existait pas mais mon père nous en avait parlé. Cela excitait notre imagination. Comme les postes radio possédaient des cadrans en verre on y voyait les reflets de nous même et de la cuisine et ainsi avait une vision futuriste de cette nouvelle invention.
L'ami Clément de Shoeneck qui possède une excellente mémoire ajoute d'autres souvenirs :
"Je me souviens également
des 'Butteredner' à la radio, des 'Hörspiele', des émissions pour enfants sur Radio
Sarrebruck et de l'émission quotidienne de Gerdi et Fritz Weisenbach que
j'écoutais vers midi sur le poste de TSF à lampes (GO-PO-OC- + Bande étalée et
oeil magique !) de mon grand père maternel... Un peu plus tard j'écoutais la
famille Duranton, l'homme à la voiture rouge, quitte ou double (Zappy Max !),
cent Francs par seconde, et Vous êtes formidable avec Pierre Bellemare sur
Europe 1 et Radio Luxembourg. Il y avait également le dimanche
après-midi le 'Kaschparlé' pour les enfants sur Sarrebruck et on écoutait
aussi les émissions pour enfants sur radio Beromunster... C'est vrai que j'ai assisté à un podium de Zappy Max où l'on distribuait à tout le monde des berlingots de champoing Dop.
D’ailleurs on
allait rarement au cinéma car les ressources de la famille étaient très limitées Mais nos distractions se résumaient à dessiner avec des crayons à papiers les jours de pluie. C’est ainsi que j’avais gagné le premier prix du journal « Le Républicain Lorrain » et reçu en récompense le livre illustré du " Brave petit tailleur " Il parait que j’avais dessiné un champs de bataille avec des chars et que je n'avais que 5 ans .Curieux ! Certainement manque d'imagination. |
Mais dés que
le temps était au beau nous sortions dans le jardin ou nous nous évadions
vers les lieux interdits : le terrain vague avec les tas d’ordure en
grimpant la butte de la rue du Puits Sainte Stéphanie et plus loin, en
passant sous le pont du chemin de fer, l’accès à l’étang de déversement
des boues des houillères « le Schlomlor ».
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Nous faisions même griller des cuisses de grenouilles sur les fumerolles du terril en bout de l’étang sur lequel se trouvait un chemin de fer. Ce dernier avait été réalisé par déversement du schiste mélangé avec des déchets de charbon. La pression avait fini par allumer des foyers similaires aux fumerolles de volcan et l’on pouvait voir la matière incandescente dans les trous. En plus nous nous étions trouvé une âme de constructeurs de barrages. | |
Une de nos grandes joies était d’empiler des tas de pierres et végétaux dans le canal d’arrivée de l’eau de lavage des houillères. A une heure précise de l’après midi un torrent d’eau boueuse arrivait en grand tumulte. Le jeu consistait à contenir le plus longtemps possible l’eau avant la destruction de notre ouvrage. Mais de l’autre coté de l’étang l’eau décantée s’écoulait en un petit ru tranquille dans lequel nous capturions des tritons. |
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Mais au fait d’où venait les grosse grenouilles vertes ? Un jour nous étions parti à la pêche à vélo en direction de Lixing-Les-Rouhling où la famille de mon père avait un petit terrain en bordure du ruisseau. Plus en aval nous avions attrapé de grosses grenouilles vertes avec des bout de chiffons rouges attachés sur une branche. Mais mes parents avaient horreur qu’on garde des animaux prisonniers et c’est pourquoi je les ai emmené, le cœur gros, à leur nouvelle demeure : « le schlomlor »
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Mise à jour le 18 fev 2004 / RR